JAZZQUES REVIEW / Sal La Rocca 4tet feat. St. Belmondo – River Jazz Fest. 2020


JAZZQUES REVIEW : février 22, 2020

JAZZQUES REVIEW / Sal La Rocca 4tet feat. St. Belmondo
14 janvier 2020 au Théâtre Marni (dans le cadre du River Jazz).

 

2020 – Jazzques : Que ce groupe a pris de l’épaisseur depuis que je l’ai découvert au Festival Citadelic à Gent en 2017 ! Le quartette du contrebassiste Sal La Rocca a enregistré, par la suite, l’excellent album Shifted (avec Lieven Venken aux drums, Jeroen van Herzeele au ténor et Pascal Mohy au piano), confirmant tout le bien que ma première impression m’avait laissée. Depuis, il a roulé sa bosse un peu partout et, lors d’un concert au Pelzer à Liège en novembre 2019, le groupe s’est augmenté – presque par hasard – du bugliste français Stéphane Belmondo. La magie a opéré, la formule a plu et ce mardi 14 janvier au Théâtre Marni (dans le cadre du River Jazz), on a reconduit l’idée.

 

2020

©Didier Wagner

La grande salle a fait le plein et, pour planter le décor et définir assez clairement son objectif musical, le quartette (+ 1) balance son titre phare « Shifted », qui mélange groove, énergie et mélodie bien aiguisée. Puis il enchaîne avec « Wise On », dans un style plus evansien, qui fait la part belle au jeu raffiné de Pascal Mohy. Il continue ensuite avec « Psalm » dans lequel Jeroen Van Herzeele peut rendre hommage à l’un de ses maîtres : John Coltrane.
Ça voyage, ça joue et c’est même légèrement éclaté. Il faut dire que l’ami Stéphane Belmondo, toujours aussi facétieux et souvent imprévisible, adore donner des coups de pieds dans la fourmilière. Avec lui, rien ne doit rester trop statique, il aime provoquer les risques d’accidents. Il ajoute une pointe de folie à travers sa poésie particulière. Ce sont d’ailleurs deux styles de poésies qui s’affrontent… ou plutôt, qui s’enrichissent ce soir. Celle de Pascal Mohy est légèrement romantique et pleine de spleen tandis que celle de Stéphane Belmondo est plus débridée, plus bordélique presque. Le duo fonctionne aussi très bien entre le bugliste et le saxophoniste. Ce sont deux mondes qui trouvent, ici aussi, un terrain d’entente truffé de discussions et d’échanges vifs…  comme sur « Cache-Cash », notamment.

 

2020

© Didier Wagner

 

Au fil de la soirée, le groupe trouve sa vitesse de croisière et n’hésite pas à s’aventurer plus avant. « Raga » ne cesse de s’entortiller et voudrait ne pas finir trop vite et le groupe ose ensuite un tout nouveau morceau, assez nocturne (« Onze qui passent »… pas sûr du titre) qui s’aventure sur un terrain post-bop à la Wayne Shorter ou Herbie Hancock.
Et après un « Bicycle », tendre et bleu (Mohy, quand même !! quelle inspiration dans le toucher et les respirations !), le groupe finit avec « Bluemondo » en façon soul bop avant  le sévère « Syndrome » de Carla Bley, en rappel.
On attend donc la suite des aventures du quartette – avec ou sans invité – avec un certain intérêt.
A+
Merci à © Didier Wagner pour les images.
Musique

 

 

 

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